11 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Fédération Force Ouvrière des Cheminots
Le CPE est mort, le CNE vit encore et l’apprentissage à 14 ans arrive...
FO a pris acte de la disparition du CPE. C’est le résultat de la détermination et de la très large mobilisation des salariés et des étudiants et lycéens.
Mais le CNE, grand frère du CPE, demeure et son existence est le mépris des salariés et futurs salariés d’entreprises de moins de 20 personnes.
Or, toutes les grandes entreprises publiques et privées, les administrations territoriales et générales, ont recours de plus en plus souvent à des petites sociétés de services (sous-traitance) qui peuvent utiliser des salariés sous contrat CNE.
La SNCF n’est pas à l’écart de cette utilisation de CNE par la sous-traitance.
En outre, l’apprentissage dès l’âge de 14 ans témoigne d’un recul social et politique grave dans la mesure où il s’agit d’une décision remettant en cause la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Décidée il y a plus de deux décennies, l’allongement de la scolarité a pour but de former des citoyens libres en capacité d’avoir un esprit critique sur le monde, pour assurer pleinement leur responsabilité citoyenne, connaitre leurs droits et leurs devoirs.
Pour ces raisons, la Fédération FO des cheminots est déterminé à combattre la précarité sous toutes ses formes (aujourd’hui concrétisée par le CNE et l’apprentissage dès 14 ans).
mardi 11 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
lundi 10 avril 2006, 09h36 - AFP
Jean-Claude Mailly (FO): améliorer des contrats aidés signifierait un retrait du CPE
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a déclaré lundi sur RMC que si le gouvernement remplaçait le contrat première embauche (CPE) par l'amélioration de contrats aidés pour les jeunes déjà existants, cela signifierait "un retrait pur et simple du CPE".
"L'objectif est que le CPE soit mort et enterré" a-t-il dit. "S'il est remplacé par quelque chose qui n'ait rien à voir avec le CPE, qui ne soit pas non plus un CPE bis, si c'est une amélioration des systèmes d'accompagnement des jeunes en grande difficulté, ce qu'on appelle des contrats aidés, ça se regarde de manière positive, ce sera le retrait pur et simple du CPE", a estimé M. Mailly.
Interrogé sur des contacts avec le gouvernement durant le week-end, le leader syndical a répondu : "On a eu des coups de fils, pas du Premier ministre mais des ministres en charge du dossier".
Si le CPE disparaît, "on n'aura pas réglé tous les problèmes pour autant : c'est ce qu'on explique depuis le début : retirez le CPE et nous on est prêts à discuter", a-t-il dit.
"Il y a d'autres points qu'on conteste dans la loi sur l'égalité des chances, comme l'apprentissage à 14 ans. Il faudra qu'on en rediscute, mais il y a un objectif qu'on s'était fixé, le retrait du CPE, et quand il est atteint on n'en rajoute pas", a-t-il expliqué.
Pour autant, "il faudra rediscuter du CNE" (contrat nouvelles embauches). "Il faudra reprendre le dossier, en commençant par une évaluation", "parce que si ça avait créé 400.000 emplois, ça se saurait !", a estimé M. Mailly.
Soulignant l'accumulation des dossiers aux Prud'hommes sur ce sujet, il a estimé que "le CNE mourra dans d'atroces souffrances judiciaires", en précisant reprendre une formule du Canard Enchaîné.
"Si on obtient satisfaction, nous allons demander au patronat d'ouvrir des négociations sur l'insertion professionnelle des jeunes, sur l'amélioration des systèmes de professionnalisation, toute une série de choses. Il faudra aussi qu'on discute avec le gouvernement sur ce qui est de sa responsabilité" en termes d'emploi des jeunes, a ajouté le chef de file de FO.
Enfin, "il faut aussi que les jeunes, étudiants et lycéens aient des réponses à leurs revendications de la part du gouvernement", a conclu M. Mailly.
RETRAIT DU CPE
Communiqué des 12 organisations syndicales
UNEF, CE, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Après plus de deux mois d’intenses mobilisations pour obtenir le retrait du CPE, les organisations syndicales de lycéens, d’étudiants et de salariés se félicitent de la décision enfin annoncée de faire disparaître le CPE de la loi.
C’est un authentique succès à mettre à l’actif de la détermination, de la persévérance et de l’unité d’action du mouvement.
Les organisations syndicales appellent les étudiants, les lycéens et les salariés à marquer comme il convient ce résultat de leur action.
Elles restent vigilantes jusqu’à ce que la loi destinée à faire disparaître le CPE soit effectivement votée et promulguée les actions décidées pour le 11 avril s’inscrivent dans ce cadre.
Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique nécessaires pour permettre que les questions de l’emploi des jeunes, de la formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses, ainsi que les questions posées par toutes les organisations syndicales concernant le Contrat nouvelles embauches.
Elles demandent que soient créées les conditions pour que les étudiants et lycéens ne soient pas pénalisés. Cela vise notamment les examens, les rattrapages éducatifs, les bourses, les élections étudiantes et les CROUS. À chaque fois que nécessaire, des négociations avec les organisations, lycéennes, étudiantes et les personnels de l’Éducation doivent être menées.
Avec ce remarquable résultat, le syndicalisme, par sa mobilisation et sa détermination pour le retrait du CPE, a fait preuve de son efficacité et de sa responsabilité.
10 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE

Fédération des Cheminots Force Ouvrière
Le CPE serait remplacé par un dispositif pour les jeunes en difficulté selon le Président de la République
L’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, qui créait le contrat première embauche, sera remplacé par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté, a annoncé ce matin, le président Jacques Chirac.
S’il s’agit pour FO cheminot d’une première victoire, le retrait du CNE est étroitement lié à cette décision. Il serait inconcevable de maintenir un texte comme le CNE, dans la mesure où les auteurs reconnaissent l’impossibilité d’application d’une telle mesure régressive, à la fois par la durée et le déni de droit élémentaire constitué par la possibilité de licencier sans motif contestable devant la justice.
Avec la décision de ce matin, c’est le sérieux de l’ensemble de la "loi sur l’égalité des chances" qui est en cause.
Pénible constat : le gouvernement VILLEPIN-SARKOZY et le Président de la République ont montré, à travers ce conflit social, leur impossibilité de comprendre l’aspiration des jeunes et des salariés à refuser l’instabilité permanente, la précarité et l’arbitraire érigés en modèle de développement ("de réforme"). Le Premier ministre n’a toujours rien compris puisqu’il indique qu’il regrette "de ne pas avoir été compris par tous". Il confirme sa surdité en déclarant ""J’ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l’exigent" et "J’ai voulu proposer une solution forte...".
A nouveau, les jeunes et les salariés, avec Force Ouvrière répondent que ce n’est pas par la destruction du droit du travail ("l’assouplissement", la "flexibilité du marché du travail", "l’adaptation"...) que l’on créé des emplois fiables et durables.
Nous devrions connaitre dans les prochaines heures le texte de la proposition de loi qui remplacerait le CPE.
Autre constat : la lutte sociale des étudiants et des salariés a permis de remporter une (première) victoire contre une proposition très régressive. Ce résultat, suivi par de nombreuses organisations syndicales à l’étranger, pourrait avoir des conséquences en Europe sur les possibilités de réorienter la législation européenne dans le sens du développement social et démocratique.
lundi 10 avril 2006
09 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE

Actualité
CPE : quand le groupe parlementaire UMP (et le gouvernement Villepin-Sarkozy) jouent l’agacement des jeunes et des salariés....
Aujourd’hui, tout le monde (y compris Madame PARISOT patronne du MEDEF) attend l’enterrement du CPE (l’abrogation).
Sera-t-il enfin brûler sur le bucher des vanités conflictuelles de Messieurs CHIRAC-VILLEPIN-SARKOZY ?
Car si le Président de la République a décidé de promulguer la loi tout en précisant qu’il ne faudrait pas l’appliquer (mépris de la loi et sottise politique confondus), c’est bien pour éviter une nouvelle crise politique gouvernementale qui s’est concrétisée avec le CPE et le CNE.
Pour FO cheminots, rien n’est terminé. Et même avec l’abrogation de ce texte régressif qu’est le CPE, nous ne manquerons pas de dénoncer son grand frère qu’est le CNE. L’un et l’autre sont indissociables. Ils portent en eux la même marque du mépris et de la régression sociale et économique.
Il n’y a que ceux qui prônent cette regréssion qui peuvent oser dire que c’est par la "flexibilité", la "flexsécurité", "l’allègement du droit du travail", que la France (et l’Europe) va créer de vrais emplois (avec de vrais salaires) pour les jeunes, comme pour les moins jeunes.
Avec le CPE et le CNE, c’est la question d’un choix de société qui est posée.
C’est aussi pour cela que l’Europe regarde ce conflit français, comme elle avait observé les résultats du référendum sur le Projet de Traité Constitutionnel Européen le 29 mai 2005. Nous avons bien noté les réflexions méprisantes du président de la Commission Européenne, Monsieur BARROSO.
Et ce n’est pas un hasard si tant d’organisations syndicales en Europe soutiennent le combat des étudiants et des salariés français.
Pour FO,l’abrogation du CPE demeure essentielle et il n’y aura aucune discussion préalable avant son obtention.
samedi 8 avril 2006
06 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Fédération des Cheminots Force Ouvrière

CPE : l’abrogation de la loi avant le 17 avril !
Pour l’intersyndicale, toute ouverture de discussions sur l’emploi et la formation des jeunes, la précarité et le chômage, doit être précédée par l’abrogation du CPE.
Cette abrogation devant passer devant les parlementaires, elle doit être effective avant le 17 avril prochain. Toute manoeuvre dilatoire de la part du Président de la République, du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur-Président du parti majoritaire, aurait des conséquences importantes.
Lundi prochain, l’intersyndicale fera le point sur les propositions des parlementaires mais n’exclue aucune action de mobilisation à la suite de cette rencontre.
Toutes les organisations syndicales de salariés (dont FO) ont aussi apporter leur soutien à la grande journée nationale d’action des étudiants mardi 11 avril.
Voulant faire sa promotion personnelle sur l’affaire de la loi sur "l’égalité des chances" et le CPE et la confusion actuelle, le ministre de l’Intérieur propose de limiter la portée de l’article 49-3 de la Constitution pour l’utiliser que dans des situations exceptionnelles. Le pluralisme des ambitions personnelles sait s’exprimer au sein de l’équipe gouvernementale "très unie".
Pour FO cheminots, il faut en finir avec le CPE, avec le CNE, et d’autres dispositions néfastes de la loi sur "l’égalité des chances". Dans cette lutte sociale, il s’agit bien de l’avenir du contrat de travail de tous les salariés, secteur privé et secteur public, comme à la SNCF.
Le 05 avril 2006
04 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Toutes les chiffres des manifestations
par département
Abrogation du CPE!
Incompréhensible et inacceptable: tels sont les deux qualificatifs utilisés par Force Ouvrière à l’issue de l’intervention du président de la République.
Incompréhensible: la loi est promulguée mais le président souhaite qu’elle ne s’applique pas! Cette loi étant d’application directe, nul ne peut empêcher un employeur d’y avoir recours, mais les pouvoirs publics le leur déconseillent. À quoi bon alors la promulguer, si ce n’est pour des raisons politiciennes?
Inacceptable car nous demandions, ce qui est beaucoup plus simple, une deuxième lecture de la loi avec comme objectif affiché le retrait du CPE.
Au lieu de cela, on nous annonce une deuxième loi pour aménager sur deux points le CPE: la période d’essai et le droit pour le salarié licencié de connaître la raison de son licenciement, ce qui est une formule plus qu’ambiguë.
Ce week-end, on fait savoir aux confédérations syndicales et aux syndicats étudiants que la deuxième loi ne sera pas d’initiative gouvernementale mais parlementaire. Autrement dit le gouvernement, qui a mis le feu et ne sait pas l’éteindre, est dessaisi au profit du Parlement.
Les députés du parti majoritaire et le président du groupe à l’Assemblée proposent donc de nous recevoir pour nous consulter sur cette deuxième loi. Qui plus est, cette deuxième loi étant d’origine parlementaire, elle ne passera pas au Conseil d’État.
Nous avons tout de suite indiqué à nos différents interlocuteurs que s’ils voulaient nous voir pour amender le CPE, il n’en était pas question: nous revendiquons le retrait ou l’abrogation du CPE et les conséquences sur le CNE.
Comme je l’ai indiqué, tout doit être sur la table, dont l’abrogation du CPE.
Une lettre doit nous parvenir mardi 4 avril 2006. Au-delà de toutes les circonlocutions révélatrices de la situation de crise institutionnelle, il nous faut réussir d’abord massivement la grève et les manifestations du 4 avril et accentuer la pression sur les parlementaires, y compris dans leur circonscription, en les saisissant de notre revendication de retrait ou d’abrogation du CPE.
Le 5 avril, une intersyndicale avec les syndicats d’étudiants et de lycéens se tiendra au siège de FO.
La pression conjointe salariés-étudiants-lycéens nous donne de la force depuis deux mois. Cela s’appelle l’unité d’action sur une base claire – le retrait du CPE et de la précarité légalisée.
Les tremblements institutionnels montrent déjà que, n’en déplaise à certains, «la rue» a de l’influence.
Nous ne nous laisserons instrumentaliser par personne. Notre combat est syndical et social.
Il promulgue, ils atermoient et nous revendiquons l’abrogation.
Editorial de Jean-Claude Mailly, mardi 4 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Fédération des Cheminots Force Ouvrière
JEUNE TITULAIRE D’UN CPE : licencié en 25 minutes, sans motif, dans le respect de la loi sur "l’égalité des chances"
La jeunesse doit être rebelle sinon elle n’est point jeune. Voilà comment nous pourrions qualifier l’opération montée par la FIDL (organisation lycéenne) qui a fait la démonstration concrête du cynisme du CPE.
On peut donc embaucher un jeune par contrat CPE et le licencier sans motif (ni réel, ni sérieux et surtout ni contestable devant la justice) après 25 minutes de contrat !
Après cet exercice, le Président de la République, son Premier ministre, Monsieur De VILLEPIN et son ministre de l’Intérieur (chef du Parti majoritaire et second du gouvernement) Monsieur SARKOZY, continueront encore à nous expliquer qu’on peut "aménager", "sursoir", "différer" l’application par des manoeuvres qui ne convaincront que les naifs ou les complices de cette grave faute politique.
Proposer benoitement de "réduire à un an la durée du CPE", permettre l’énoncé de motifs (verbalement ou par écrit) surtout sans possibilité de contestations juridiques (sans droit de se révolter contre une décision sans fondement et arbitraire), c’est promouvoir le mépris du salarié qu’il soit jeune (CPE), ou plus âgé (CNE).
Mardi 4 avril, la fédération FO des cheminots appelle l’ensemble des cheminots à cesser le travail (préavis reconductible) et à manifester massivement pour défendre le droit du travail et le droit à la justice, pour exiger le retrait (abrogation de la loi) du CPE et du CNE son grand frère.
Ce combat syndical est très important car l’acceptation d’un contrat comme le CPE permettrait une évolution particulièrement régressive du droit du travail vers un "contrat unique" aux garanties sociales réduites voire inexistantes.
Le préavis de grève déposé par la fédération FO débute ce soir lundi 3 avril à 0h00. Il est reconductible. Il concerne tous les agents de la SNCF, de tous grades, toutes fonctions, toutes filières, tous établissements.
lundi 3 avril 2006
03 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Confédération Force Ouvrière, le 03 avril 2006.

Vers le retrait pur et simple?
La loi est promulguée, de petits arrangements sont programmés. Demain mardi, par la grève et les manifestations, les syndicats de salariés, de lycéens et d’étudiants visent à imposer la solution la plus sage à la crise.
Les annonces du chef de l’État n’ont pas convaincu. Les syndicats de salariés, de lycéens et d’étudiants ont jugé «incompréhensible» et «inacceptable» la promulgation de la loi sur l’égalité des chances accompagnée d’un mystérieux appel à ne pas l’appliquer et d’une hypothétique loi modificative. Ils ont maintenu l’appel à faire grève et à manifester demain mardi.
Jean-Claude Mailly (FO) a fixé comme «priorité d'amplifier la grève et les manifestations le 4 avril». Le Parlement semblant appelé à jouer un rôle dans la période qui s’ouvre, Jean-Claude Mailly a souligné samedi après-midi «qu'il ne peut être question de discuter avec des parlementaires s'il s'agit d'aménager le CPE». Il a précisé que «des discussions ne pourraient avoir lieu, après concertation entre les organisations syndicales, que si la question du retrait ou de l'abrogation du CPE est sur la table».
François Chérèque (CFDT) a estimé dimanche que la journée du 4 avril doit servir «à faire pression sur les parlementaires qui ont en charge la rédaction de la future loi».
Pour la CGT, «il faut mettre à profit le débat qui doit s’ouvrir au Parlement pour accentuer la pression et gagner le retrait du CPE».
Demain s’annonce comme une journée de mobilisation dont l’ampleur va rivaliser avec celle du 28 mars. Les appels à faire grève se sont multipliés au cours de la semaine prochaine, en même temps que s’organisaient les manifestations (consulter la liste sur notre page d’accueil). Les contacts que les responsables du Parlement prennent avec les leaders des organisations syndicales sont ainsi marqués du sceau du rapport des forces. Il reste à prouver que les élus sauront trouver les ressources de la sagesse et conclure que la sortie de la crise passe par le retrait du CPE
02 avril 2006
RETRAIT DU CPE ET DU CNE
Communiqué de la Fédération des Cheminots Force Ouvrière
Promulgation de la Loi sur "l’égalité des chances" (CPE...) :
un gouvernement et un président toujours sourds
C’est bien sous la pression des formidables mouvements de protestation que le Président de la République est intervenu sur le CPE, vendredi soir.
Mais la "grande déclaration" présidentielle n’aura pas changer grand chose. Le principe même du CPE est maintenu même s’il est réduit à un an et que l’on doit exposé les motifs du licenciement (sans avoir le pouvoir de le contester, droit reconnu par la Convention de l’Organisation Internationale du Travail N°138). Le Président de la République propose donc une nouvelle loi sans porter atteinte au CPE dans sa structure. Le Premier ministre est donc mis au rencart et le problême se trouve reporté dans les mains du président du parti majoritaire au Parlement.
Les salariés et les étudiants et lycéens ont assisté à une prestation présidentielle surprenante et une cacophonie gouvernementale-politicienne de grande ampleur. Le président du parti politique gouvernemental, par ailleurs ministre de l’intérieur contestant l’approche du premier ministre issu du même sérail politique !
Les petites manoeuvres politiciennes et les ambitions démesurées rendent inaudibles tout propos qui serait destiné à résoudre cette grave crise sociale et politique.
Pour FO cheminots, seul le retrait pur et simple du CPE (et du CNE) permettrait un dialogue sur le développement de l’emploi, son adéquation avec l’activité économique, l’augmentation du pouvoir d’achat, l’avenir des jeunes...
Pour toutes ces raisons, FO cheminots confirme son appel à la grève pour tous les cheminots à compter de lundi 3 avril (minuit) pour mardi 4 avril (préavis reconductible) et à toutes les manifestations qui se dérouleront ce jour-là.
Avec un seul mot d’ordre, une seul exigence : RETRAIT DU CPE !
dimanche 2 avril 2006



